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jeudi 20 septembre 2018

Elections européennes : à 8 mois de l’échéance, quels scénarios possibles ?

Tous domaines, Citoyenneté européenne, -,

Les élections du Parlement européen doivent se tenir entre le 23 et le 26 mai 2019. Ces élections devraient confirmer les tendances actuelles : la perte de puissance des groupes traditionnels (Parti Populaire Européen, Alliance des socialistes et démocrates) et la percée de mouvements populistes et eurosceptiques (Europe des Nations et des Libert&e...

Des élections sous haute tension                
Dans un contexte où les alliances internationales pourraient être rebattues, sur fond de guerre menée par Donald Trump contre le libre commerce et le multilat&ea... Lire la suite

Les élections du Parlement européen doivent se tenir entre le 23 et le 26 mai 2019. Ces élections devraient confirmer les tendances actuelles : la perte de puissance des groupes traditionnels (Parti Populaire Européen, Alliance des socialistes et démocrates) et la percée de mouvements populistes et eurosceptiques (Europe des Nations et des Libertés notamment). Ce qui appelle à une analyse des conséquences potentielles sur la vie de l’Union européenne.

Des élections sous haute tension                
Dans un contexte où les alliances internationales pourraient être rebattues, sur fond de guerre menée par Donald Trump contre le libre commerce et le multilatéralisme, et face à l’imprévisibilité de Vladimir Poutine dont les tentatives d’ingérence sont redoutées, l’Union européenne prépare des élections qui pourraient marquer un tournant historique à plus d’un titre.
Elles vont prendre place dans un contexte européen marqué par un populisme et un euroscepticisme toujours plus fort, dont le symbole est bien sûr le Brexit. Au total, 705 sièges devraient être pourvus pour la 9ème législature, contre 751 actuellement. Par ailleurs, l’émergence et le renforcement de plusieurs mouvements populistes sur le devant de la scène européenne devraient avoir une conséquence directe sur les résultats l’élection.  

Vers un euroscepticisme décomplexé ?                
Ce sont bien les groupes traditionnels qui devraient souffrir le plus de ce schéma : ainsi, le PPE et le S&D risqueraient de perdre, dans leur configuration actuelle, environ 40 sièges chacun. A l’inverse, un MENL galvanisé par la montée en puissance de la Ligue du Nord (Italie), de l’AfD (Allemagne) ou encore du FPÖ (Autriche) pourrait facilement gagner 15 à 20 sièges, quand l’ELDD pourrait maintenir son nombre de sièges malgré le départ des britanniques s’ils parviennent à garder le Mouvement 5 Etoiles dans leurs rangs.                
Le cas du Fidesz de Viktor Orban questionne également : siégeant actuellement au PPE, il constitue le symbole d’une europhobie latente au sein même d’un groupe estampillé de droite modérée. Et si certains spécialistes imaginaient jusque récemment que d’autres partis populistes comme le Rassemblement national ou l’AfD pourraient le rejoindre dans ses rangs, il ne serait au contraire pas surprenant qu’Orban décide de tourner le dos aux démocrates-chrétiens pour se tourner vers le MENL suite au vote tenu au Parlement le 12 septembre dernier sur la procédure prévue à l’article 7 TUE, et qui s’est avéré défavorable au régime de Budapest.                
Face à cela, il est toutefois possible d’imaginer la mise en place d’un mouvement rassemblant les europhiles. L’idée qu’un parti tel que la République en Marche pourrait ainsi fédérer d’autres partis politiques en Europe pour participer à la création d’un nouveau groupe parlementaire a déjà été évoquée. Pareille tâche n’est toutefois pas évidente : la création d’un groupe requiert en effet au moins 35 députés européens de sept Etats membres différents ; de plus, la position du parti du président Macron est fragilisée, puisqu’il ne devance plus le RN que d’un demi-point dans les sondages en France. Autre hypothèse, plus plausible : une alliance progressiste, qui viendrait jeter le flou sur les manœuvres conduisant à la mise en place d’une majorité.  


Quel impact sur la vie de l’Union après 2020 ?
               
Alors que les négociations relatives au prochain Cadre financier pluriannuel (2021-2027) ont commencé, et que celles-ci s’annoncent houleuses, comme pour son prédécesseur, il est légitimement possible de s’interroger sur l’impact de ces élections en termes de programmation budgétaire.                
En effet, depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, le Parlement européen exerce conjointement avec le Conseil de l’Union la fonction budgétaire. Or, il est fort probable que la ligne proposée début mai par la Commission, qui place la thématique « Migration et asile » au cœur des priorités stratégiques de l’Union et multiplie son budget prévisionnel par 4, fasse l’objet d’une fronde eurosceptique. Une attention toute particulière devra ainsi être portée aux mouvements qui auront lieu entre Bruxelles et Strasbourg dans les mois à venir.

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