linkedin gif

+33 1 42 54 60 64
 
Connexion & Inscription

Accueil >  Actualité des subventions européennes >  Actualité



lundi 21 mars 2011

Responsabiliser les sociétés privées de sécurité?

Humanitaire, Justice - Securité, Citoyenneté européenne, Coop. & Développement,Autorités locales et régionales,Administrations Etats,ONG de Développement,Associations,Organisations Internationales,

News Les sociétés privées de sécurité jouent un rôle de plus en plus important dans les conflits. Les Etats font appel à leurs services, notamment pour des raisons de budget, mais il leur est difficile de contrôler leurs agissements. Peut-on privatiser la guerre ? Peut-on donner à des « mercenaires » des prérogatives de puissance publique ? Et comment leur faire rendre des comptes ?

Le 15 mars, les députés de la sous-commission de la sécurité et de la défense ont abordé ces questions en compagnie de divers experts et universitaires. « Il y a eu des cas controversés du fait de l'absence d'un cadre légal clair au niveau international », a expliqué en introduction le président de la sous-commission, le Français Arnaud Danjean (Parti populaire). Les sociétés privées de sécurité se sont développées depuis la fin de la guerre froide dans un contexte de diminution des conflits entre Etats mais d'augmentation des conflits à l'intérieur des Etats, selon le directeur général de l'association britannique qui regroupe ces entreprises. L'avantage principal est financier : cela coûte moins cher que l'armée pour assurer la sécurité du personnel. En Irak ou en Afghanistan, la police est encore en formation et ne peut assumer ces tâches. « Nous protégeons les gens. Nous n'interférons pas dans la politique, les affaires publiques ni ne violons les droits de l'homme », a précisé le directeur des affaires publiques de la compagnie G4S. La réalité est parfois plus complexe et il existe des « zones grises » dans lesquelles ces sociétés peuvent outrepasser leur rôle uniquement défensif. La société Blackwater a par exemple été sous le feu de la critique pour avoir tué des civils en Irak. Elle a été remerciée par les Américains et a quitté le pays. Les députés européens ont plaidé pour un meilleur contrôle de leurs agissements afin d'éviter de tels drames. Un code de conduite comme première étape Le respect de l'Etat de droit et des droits de l'homme fait partie des normes que les autorités publiques veulent voir respectées à tout prix. Néanmoins, comme le précise une responsable du Centre pour le contrôle démocratique des forces armées (une fondation basée en Suisse), les sociétés de sécurité ne sont pas directement soumises au droit international car elles ne sont pas des acteurs étatiques. De plus, la justice est souvent défaillante dans les pays en guerre et il est difficile de mener des enquêtes transnationales. Une réponse partielle à ces problèmes a été la mise en place d'un code de conduite. Près de la moitié des sociétés qui l'ont signé sont européennes contre moins d'un quart d'américaines. L'étape suivante serait de le rendre légalement contraignant pour que tout combattant, quelque soit son statut (forces armées régulières, mercenaire ou contractuel), soit astreint aux mêmes règles et au même contrôle. La guerre n'est jamais « propre » mais, à tout le moins, on pourrait la rendre moins sale.

Source :  Salle de presse - Parlement européen


Plus d'infos  Salle de presse - Parlement européen

Lire la suite


Agenda

Agenda

30 novembre - 30 septembre 2020, Capitales régionales françaises
05 décembre - 12 décembre 2019, Bruxelles

Méthodologie



Welcomeurope, 161 rue Montmartre, 75002 Paris | Tél . : +33 1 42 54 60 64 / Fax : +33 1 42 54 70 04

© Welcomeurope 2000-2018

Bienvenue sur welcomeurope.com. Ce site utilise des cookies d’analyse statistique et de mesure d’audience. En poursuivant votre navigation, vous autorisez l’utilisation de ces cookies. En savoir plus