linkedin gif

+33 1 42 54 60 64
 
Connexion & Inscription

Accueil >  Actualité des subventions européennes >  Actualité



jeudi 20 octobre 2011

La Tunisie est appuyée par le Parlement Européen dans son processus d'élections libres

Gestion publique, Développement local, Justice - Securité, Droits de l Homme, Coop. & Développement,Autorités locales et régionales,Administrations Etats,Agences Chambres,ONG de Développement,Associations,Organisations Internationales,

News Dimanche, les électeurs tunisiens sont appelés afin de tourner définitivement la page après le Printemps arabe. A la demande tunisienne, des députés européens seront chargés de veiller à la bonne conduite du scrutin.

Neuf mois après le départ précipité de son ancien dirigeant sous la pression populaire, la Tunisie est appelée aux urnes dimanche 23 octobre. Dix millions d'électeurs doivent élire une Assemblée constituante qui sera chargée de rédiger une nouvelle constitution dans l'année. A la demande des autorités tunisiennes, le Parlement européen envoie une délégation de 15 députés chargés de superviser le scrutin et de s'assurer du respect des normes internationales. Les élections tunisiennes représentent un moment-clé de la transition démocratique dans le pays et, plus largement, dans toute la région. Le déroulement du vote pourrait avoir des répercussions en Egypte, en Libye, en Syrie, au Yémen et au Bahreïn, pays qui ont connu ou connaissent un tournant politique majeur. L'Italien Gabriele Albertini (Parti populaire), qui mènera la délégation du Parlement, parle ainsi d'« élections historiques » dans le pays « où le printemps arabe a commencé et le premier à organiser des élections démocratiques ». Néanmoins, la situation économique et politique est fragile et la réussite de la transition démocratique dépendra en partie de l'issue du scrutin de dimanche. Un scrutin indécis dans un paysage politique en recomposition Depuis la chute du régime de Ben Ali, plus de 100 partis politiques ont été enregistrés, signe d'un élan démocratique certain. Des 10000 candidats qui se présentent dimanche, près de la moitié sont sur des listes indépendantes, preuve que le paysage politique tunisien est en pleine recomposition. Le parti islamiste Ennahda pourrait arriver en tête. Les derniers sondages le créditaient de 25 % des intentions de vote, devant le Parti démocrate progressiste (16 %) et le Forum démocratique pour le travail et la liberté (14 %), tous deux assimilés au centre-gauche. Des chiffres à relativiser au vu de la part de l'électorat (44 %) qui avouait pouvoir encore changer d'avis. La construction d'une démocratie en Tunisie prendra, quoi qu'il en soit du temps. Le score des islamistes et l'abstention (près d'un quart des électeurs pourraient s'abstenir) ne devront pas masquer le réel enjeu des mois à venir : le développement d'une culture politique dans un pays muselé pendant 23 ans, et dont 45 % de la population a moins de 30 ans. Une économie qui souffre de l'instabilité Un gouvernement assure l'intérim depuis janvier mais la relative instabilité pèse sur l'économie tunisienne. La croissance est passée de 3,7 % à 1,3 %. Le chômage touche 14 % de la population et 150 000 jeunes diplômés sont sans emploi. Le tourisme, secteur stratégique, a chuté de moitié. Et de fortes disparités régionales demeurent entre le Nord et le Sud du pays. Dans ce contexte, la réussite des élections serait un gage de sérieux et de confiance pour les investisseurs étrangers et les touristes. La capacité du nouveau régime à relancer l'économie sera essentielle s'il veut être perçu comme légitime par la population. Observer le scrutin pour lui donner une légitimité incontestable Quinze députés européens se rendront donc en Tunisie du 19 au 25 octobre. « Nous seront déployés dans tout le pays, apportant notre expérience en tant que parlementaires élus pour observer la manière dont le processus est mené », explique Gabriele Albertini. A Tunis, ils discuteront tout d'abord de la situation juridique et politique avec des experts, des candidats et des membres de la société civile. Ils devraient également rencontrer la Commission électorale indépendante. Samedi 22 octobre, ils se déploieront pour observer le scrutin. Neuf députés resteront à Tunis et six autres partiront à Sidi Bouzid, Sfax et Gafsa. Enfin, ils rendront publiques leurs observations mardi 25 octobre lors d'une conférence de presse. La délégation du Parlement s'inscrit dans le cadre, plus large, de la mission d'observation électorale de l'Union européenne. Menée par le député européen Michael Gahler (Parti populaire), elle compte 130 observateurs et reste sur place deux mois.

Source :  Salle de presse - Parlement européen


Plus d'infos  Salle de presse - Parlement européen

Lire la suite


Agenda

Agenda

14 octobre - 16 novembre 2019, Helsinki
12 novembre, Bruxelles
13 novembre - 11 novembre 2019, Helsinki
30 novembre - 30 septembre 2020, Capitales régionales françaises

Méthodologie



Welcomeurope, 161 rue Montmartre, 75002 Paris | Tél . : +33 1 42 54 60 64 / Fax : +33 1 42 54 70 04

© Welcomeurope 2000-2018

Bienvenue sur welcomeurope.com. Ce site utilise des cookies d’analyse statistique et de mesure d’audience. En poursuivant votre navigation, vous autorisez l’utilisation de ces cookies. En savoir plus